En tant qu’aile haut de gamme pour le vol de distance, l’OMEGA 8 est prévue pour un vol accéléré dans un air agité. L’accélération joue aujourd’hui un rôle déterminant pour une pratique du parapente axée sur la performance. Une vitesse moyenne élevée est l’une des clés du succès pour les vols de longue distance. Elle nécessite une adaptation continuelle de la vitesse en fonction du vent contraire, des taux de chute et des ascendances prévus pour obtenir la meilleure glisse et pour remonter au plafond le plus vite possible. C’est pourquoi le SPI est très important, particulièrement pour l’OMEGA 8.
Sur la base d’un calcul précis de la polaire, le verso de l’élévateur D comporte cinq positions indiquant chacune une valeur pour le vent contraire actuel, le taux de chute (les deux valeurs doivent être mesurées en vol non-accéléré) et les ascendances prévues. Les positions peuvent être précisément visualisées sur l’élévateur grâce au repère rouge. Toutes les positions indiquées sur le SPI ne sont valables que si on ne considère qu’une seule valeur par position. Le principe du SPI repose sur la théorie simple et étendue du vol thermique de McCready.
Exemple : première position d’accélération avec 18,5 km/h de vent contraire ou 1,9 m/s de taux de chute ou une ascendance attendue (selon estimation personnelle du pilote) de 0,9 m/s (voir 1 sur l’illustration)
Si on veut prendre en compte des combinaisons de vent contraire, de courant descendant et d’ascendances prévus, le choix de la position d’accélération doit être effectué par un cumul légèrement surproportionné en raison de la polaire non-linéaire.
Exemple : si le vent contraire est de 18,5 km/h et le taux de chute de 1,9 m/s, il faut accélérer un peu au-dessus de la deuxième position d’accélération sur le SPI (voir 2 sur l’illustration) ; si en plus on prend en compte une ascendance de 0,9 m/s, il faut accélérer nettement au-dessus de la troisiéme position, pour voler encore plus vite (voir 3 sur l’illustration).